Excite

Crise & Fiscalité : l'immobilier ancien plonge, l'immobilier neuf paraît progresser

La crise que traverse le marché de l'immobilier est sévère. Elle touche toutefois davantage l'immobilier ancien que l'immobilier neuf. Pourquoi ? Parce que le marché du neuf jouit d'une fiscalité avantageuse et correspond peut-être davantage aussi aux aspirations du moment.

S'il est un marché sur-réactif à la fiscalité, c'est bien celui de l'immobilier, aussi bien neuf qu'ancien.

Mis sous perfusion par un état qui dépense beaucoup fiscalement pour le soutenir— dispositif Scellier, depuis fin 2008—, l'immobilier neuf a progressé, avec une hausse des réservations de 50% par rapport à la même période de l'année dernière.

Mais cette apparente vivacité est portée à bout de bras par les pouvoirs publics et semble s'essouffler : 31,2% de moins de nombre de mises en chantier cet été, par rapport à l'été 2008.

Sans verser dans le catastrophisme, le marché de l'ancien connaît une crise encore plus grave.

Nombre de transactions en chute libre, prix de plus en plus bas (y compris dans Paris intra-muros) et pas la moindre aide fiscale en vue. Or, sans une fiscalité vraiment adaptée à la crise de l'immobilier, il ne faut pas s'attendre à une relance de nature à sortir du tunnel.

Certains économistes prétendent d'ailleurs que la crise du logement est la première à résoudre pour sortir de la crise économique en général.
Alors, une nouvelle fiscalité pour sortir l'immobilier de la crise et relancer aussi bien l'immobilier neuf que l'immobilier ancien ? Le marché espère, tout en ne voyant rien venir pour l'instant.



Source photo : M. Biscotte (Flickr.com)

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2016