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Achat d'appartement : l'inadéquation des loyers

Des loyers trop élevés, bien supérieurs aux dispositions Scellier sur l'immobilier locatif, peuvent entacher la rentabilité et de trop nombreuses zones géographiques le subissent en France. Céder aux sirènes de commerçants peu scrupuleux pourrait s'avérer préjudiciable pour les investisseurs en Scellier.

L'an dernier, 66% des achats de logements neufs l'ont été par l'investissement locatif Scellier, mais ce succès dévoile des plafonds de loyer fixés dans le cadre de ce régime fiscal souvent trop élevés par rapport aux loyers du marché et le décrochage s'accroît encore du fait de la crise et de ceux qui veulent en profiter.

Le taux promis par les commercialisateurs du Scellier va en moyenne de 3 à 3,5% avant avantage fiscal (soit 4 % à 4,5 % en le prenant en compte), mais en réalité il ressort entre 2 % à 3 % avant avantage fiscal, voire moins, soit 3 % à 4 % avec la déduction d'impôt, bien moins que le taux de rendement de 4,25% à 5% de mise dans le marché du neuf hors Scellier, constatent des professionnels de l'immobilier s'appuyant sur un réseau d'une trentaine d'experts.

L'inadéquation des loyers Scellier (plafonds ou proposés) concerne totalement ou partiellement les trois quarts des agglomérations situées en zone classée B2, les deux tiers de celles situées en zone B1 et 40% des agglomérations de zone A, un marché locatif en pénurie.

C'est en Ile-de-France, dans l'essentiel de la seconde couronne parisienne et une partie de la première couronne (surtout le nord-ouest, l'est et le sud-est de Paris) et dans les zones d'Albi, Carcassonne, Montauban, Limoges, Brive, Poitiers, Angoulême qu'une suroffre de neuf est détectée.

Photo : Môsieur J. [version 3.0b] via flickr.com

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